Thursday, May 25, 2006


Allez viens, on est partis. Viens, on se barre, allez viens, on se casse. On the road, bébé. Prends pas cet air hésitant, file moi les clés, on est en route, right here, right now. Nan, arrête, tais toi, tout ce que tu peux dire j’men bats la zézette, tu vois. Je veux rien entendre. Qu’est-ce que tu vas regretter ici ? Ta télé ? Ton caniche ? Ta maison, ta famille ? Il est temps de mettre un peu tes horizons en mode OPEN, mec. Ta maison, c’est la planète. Ta famille c’est l’humanité. Allez, viens, jtemmène au vent. Je t’offre la mer, je t’offre l’aventure, la liberté, l’inconnu, tout ça c’est rien que pour toi. Tu dis merci et on est partis, pas de temps à perdre ici, on prend le prochain courant d’air. Lima, Sao Paulo, Tijuana, San Francisco, Toronto, Marrakech, Tananarive, Calcutta, Kaboul, Vladivostock, Siem Reap, l’Ailleurs est à nous, si tes yeux sont prêts à accueillir un peu de la beauté du monde.
On collectionnera les fuseaux horaires et les gouttes de rosée, on oubliera l’utile pour l’agréable, on écoutera les battements de cœur de la terre, jte jure. On se guidera sur la route des étoiles, vers l’infini brûlant, on cueillera sur nos lèvres la lumière trop pleine sous d’autres latitudes. On tutoiera le ciel, comme un pote, un confident, on sera nomades dans ce monde qui bouge, on tournera plus vite que la terre, on échappera à la vieillesse, à l’ennui, au dessèchement précoce, aussi. On fera l’amour, on fera la fête, tous les jours, on bouffera la poussière de la route, de la nuit, dis pas non, jte laisse pas le choix, on est partis. Allez viens, on se barre, viens jte dis, on se tire, on se casse. Tu sens pas, toi, ce désir puissant, généreux, tendre, infini, brûlant, exaltant, ce désir d’avoir juste… un peu de vent dans les cheveux ?

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